Les Conquêtes du Roi Zalbarou
Résumé
Pour une sombre histoire de galettes volées, les conseillers du roi Zalbarou, prêts à tout pour asseoir leur influence et en tirer profit, le poussent à lever une armée et à envahir le riche royaume de son oncle et voisin Hikoy. Les premières nouvelles annoncent une écrasante victoire et la fièvre conquérante gagne peu à peu la Cour du roi. La chute n'en sera que plus sévère. Avec cette farce allégorique et universelle bâtie avec humour autour de la personnalité d'un tyran faible et capricieux, on assiste à l'éclosion d'un nouvel auteur dramatique dans un genre difficile mais combien apprécié par le public : la comédie sociale.
Avec cette petite pièce en trois actes et un seul tableau, Alfred Dogbé s’attaque à un genre populaire du théâtre, la comédie sociale, dont le chef de file n’est autre que le grand Molière. Si les personnages des ‘Conquêtes du roi Zalbarou’ n’ont pas la consistance - le format court y est pour quelque chose - des héros du maître, ils en ont néanmoins la truculence.
Le personnage central est un roi faible, voire stupide, et totalement manipulé, qui n’est pas sans rappeler le Monsieur Jourdain du 'Bourgeois Gentilhomme'. Sorte de portrait caricatural de nombreux chefs d’état africains, il règne en monarque absolu, malgré sa flagrante incompétence. Autour du roi, des conseillers corrompus et avides de richesses, une bonne qui comprend tout des stratagèmes des uns et des autres et ne se laisse pas intimider - autre personnage récurrent dans l’oeuvre de Molière. L’envie naïve de tout ce petit monde d’aller conquérir l’Amérique, et de là, de dominer le monde, renvoie à la toute puissance des Etats-Unis et à leur indifférence face aux problèmes de l’Afrique. La guerre menée contre le royaume voisin, illustre, elle, avec ironie les conflits fratricides, aux origines obscures, dans lesquels sont empêtrés de nombreux états africains.
Avec beaucoup d’humour et de mordant, Alfred Dogbé pose un regard critique sur la corruption et les manipulations qui rongent l’Afrique, dans une pièce que l’on a très envie de voire prendre forme sur scène.
par Thomas Flamerion
Pour une sombre histoire de galettes volées, les conseillers du roi Zalbarou, prêts à tout pour asseoir leur influence et en tirer profit, le poussent à lever une armée et à envahir le riche royaume de son oncle et voisin Hikoy. Les premières nouvelles annoncent une écrasante victoire et la fièvre conquérante gagne peu à peu la Cour du roi. La chute n'en sera que plus sévère. Avec cette farce allégorique et universelle bâtie avec humour autour de la personnalité d'un tyran faible et capricieux, on assiste à l'éclosion d'un nouvel auteur dramatique dans un genre difficile mais combien apprécié par le public : la comédie sociale.
Avec cette petite pièce en trois actes et un seul tableau, Alfred Dogbé s’attaque à un genre populaire du théâtre, la comédie sociale, dont le chef de file n’est autre que le grand Molière. Si les personnages des ‘Conquêtes du roi Zalbarou’ n’ont pas la consistance - le format court y est pour quelque chose - des héros du maître, ils en ont néanmoins la truculence.
Le personnage central est un roi faible, voire stupide, et totalement manipulé, qui n’est pas sans rappeler le Monsieur Jourdain du 'Bourgeois Gentilhomme'. Sorte de portrait caricatural de nombreux chefs d’état africains, il règne en monarque absolu, malgré sa flagrante incompétence. Autour du roi, des conseillers corrompus et avides de richesses, une bonne qui comprend tout des stratagèmes des uns et des autres et ne se laisse pas intimider - autre personnage récurrent dans l’oeuvre de Molière. L’envie naïve de tout ce petit monde d’aller conquérir l’Amérique, et de là, de dominer le monde, renvoie à la toute puissance des Etats-Unis et à leur indifférence face aux problèmes de l’Afrique. La guerre menée contre le royaume voisin, illustre, elle, avec ironie les conflits fratricides, aux origines obscures, dans lesquels sont empêtrés de nombreux états africains.
Avec beaucoup d’humour et de mordant, Alfred Dogbé pose un regard critique sur la corruption et les manipulations qui rongent l’Afrique, dans une pièce que l’on a très envie de voire prendre forme sur scène.
par Thomas Flamerion
Publicité